Les origines de l'arc.
Elle remonte à la nuit des temps. L'apparition de l'arc remonte, sans doute, à la période du magdalénien récent. Il consiste essentiellement en une verge de bois, d'os ou de métal, courbée par une corde sur laquelle s'appuie la flèche à projeter.
L'arc, souvent représenté sur les peintures rupestres du mésolithique, est soit droit, soit à double courbure. Le grand arc droit européen, construit en bois d'if, mesure en général 1,60 m de longueur et tire une flèche de 80 à 90 cm de long (à pointe de métal), à la cadence de dix à douze par minute ; sa portée maximale est d'environ 200 m, mais sa flèche peut perforer une cuirasse à 80 ou 100 m.
L'arc fut utilisé comme arme de chasse dès la préhistoire, puis comme arme de guerre dans l'Antiquité. L'arc est l'arme principale du Moyen Age. Les fameuses batailles de Crécy (1346) et d'Azincourt (1415), ont vu la victoire des archers anglais sur les arbalétriers français.
En 1448, Charles VII crée le corps des francs-archers, à vocation militaire, et dont les membres étaient exemptés d'impôts. C'est Francs-Archers devaient se conduire noblement. En temps de paix les confréries des Francs-Archers s'invitaient à des grandes fêtes régionales appelées Bouquets (existant encore de nos jours).
Ces confréries parurent suspectes sous la Révolution. Elles furent abolies en 1790.
Dissoutes à la Révolution Française, les compagnies d'arc ont revu le jour au XIXème siècle. Les compagnies d'arc élaborent les règles de la chevalerie de l'arc. Ces règles développent les notions d'honneur, de solidarité, de courtoisie et de bienséance. et existent toujours aujourd'hui, principalement en Ile-de-France et en Picardie.
La Fédération Française de Tir à l'Arc a été créée en 1928. Elle compte aujourd'hui près de 60 000 licenciés. Les licenciés se répartissent entre les compagnies traditionnelles et les clubs, qui sont organisés comme toute association sportive. La Fédération Internationale de Tir à l'Arc (FITA) a vu le jour en 1931. Après quelques apparitions épisodiques aux Jeux Olympiques, c'est en 1972, que le Tir à l'arc fut reconnu sport Olympique. 30 000 licenciés en 1987, plus de 50 000 en 1998. Entre ces deux dates, les Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, où nous avons eu notre premier archer Champion Olympique Sébastien FLUTE. Cette victoire a eu pour effet de doper les adhésions.
Le tir à l'arc est un sport qui peut être pratiqué à tout âge, en compétition ou en loisir.
Tout savoir sur le saint patron des archers....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ESPRIT SPORTIF

Le sport est au service de l’homme; Et non l’homme au service du sport

Le Sport est un jeu et doit le rester. Le concept " sport " dérive d’ailleurs du vieux français " desport " qui signifie amusement.

Depuis un siècle, le sport a évolué considérablement et il continue de prendre de l’importance, tant sur le plan de la vie économique ( investissement exigé, production industrielle et commerciale ) que sur le plan des habitudes de vie ( milliers de spectateurs dans les stades, devant la télévision, passion développée ) et par des milliers de personnes qui pratiquent une discipline sportive pour leur plaisir ou leur hygiène de vie.

Mais quelle que soit la motivation, quel que soit le poids de l’enjeu, le sport n’est plus un sport s’il cesse d’être un jeu si l’objectif fixé doit être atteint à n’importe quel prix y compris la Tricherie.

Le sport n’est pas la guerre, même parfois s’il prend l’aspect d’une guerre en maillot.

Il occasionne parfois des blessures physiques, par accident, ce qui fait partie des risques du jeu. Chacun combat par son ardeur, mais l’adversaire est un partenaire, et non pas un ennemi.

La victoire ou la défaite ne changeront pas la face du monde ...

Avoir l’esprit sportif, c’est essayer d’être un bon joueur, mais surtout, " loyal ", respectueux de l’arbitre et de la règle, modeste dans la victoire, sans rancoeur dans la défaite.

Etre sport, c’est ne jamais se départir du " fair play ", expression anglaise difficilement traduisible. " fair " signifiant à la fois : équitable, beau et noble.

Le sport demeure un jeu, sa noblesse réside dans l’harmonie et la conciliation d’attitudes différentes :

L’ardeur combative,
Le sang - froid
La volonté
La loyauté et la courtoisie.
 

 

" C’est de cette noblesse
que se nourrit l’esprit sportif "

Le dirigeant doit avoir conscience du caractère culturel et social du loisir sportif et s’efforcer de créer dans un groupe qu’il anime, une large solidarité qui dépasse les seules préoccupations sportives.

Le sport est devenu davantage qu’une distraction, c’est aussi une activité de compensation indispensable à l’homme, maltraité par les multiples contraintes de la vie moderne.

Le sport est également un spectacle populaire aux dimensions grandioses, mais il est avant tout un exceptionnel moyen d’éducation, un processus facteur d’épanouissement de la personnalité et un moyen de promotion humaine.

CODE DU SPORTIF

1 - Se conformer aux règles du jeu
2 - Respecter les décisions de l’arbitre
3 - Respecter adversaires et partenaires
4 - Refuser toute forme de violence et de tricherie
5 - Etre maître de soi en toutes circonstances
6 - Etre loyal dans le sport et dans la vie
7 - Etre exemplaire, généreux et tolérant

 

Sir   Georges

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit historique du tir à l'arc

Ce que fut l'arc autrefois : (Images)

Parmi les quelques objets que l'Homme n'a cessé d'utiliser depuis qu'il existe, nous pouvons citer l'Arc : les pointes de flèches retrouvées en sont une preuve car elles ont résisté aux outrages du temps. II n'en est pas de même des arcs. On cite pourtant celui qui fut retrouve à Rothenhausen (Suisse), à l'emplacement d'une cite lacustre, ce qui lui confère quelque cinq mille ans d'âge. Et ce n'est déjà pas si mal...

A l'époque la plus reculée de la pierre éclatée, l'homme utilisait arc et flèches pour se nourrir et se défendre. On admet que jusqu'à une époque relativement récente il n'a cessé de s'en servir.

Passons rapidement sur les exploits des Dieux mythologiques, ceux d'Apollon, l'innovateur suppose de l'Arc, ceux du si sympathique Cupidon, dieu de l'Amour, ceux d'Hercule... pour arriver à de plus authentiques faits d'armes. C'est une certitude que Grecs, Crétois, Perses et Ethiopiens utilisaient l'Arc dans les batailles. Ce sont les archers Grecs qui gagnèrent le combat... naval de Salamine.

Et puis vint le Moyen-Age. Charlemagne oblige chaque soldat à posséder un arc. Les Normands étaient particulièrement redoutes pour leurs tirs meurtriers. On connaît aussi l'extraordinaire efficacité des Archers anglais à Crécy. C'est d'ailleurs ce qui amena Charles V à remettre le tir à l'arc en vigueur en France.

Plus tard Charles VII organise des Corps de Francs Archers. Et malgré la concurrence des premières armes à feu, les rois de France n'abandonnèrent pas les Archers. Les Archers du Roi correspondaient alors à nos actuels gendarmes. Et, bien qu'ayant renoncé à l'usage de l'Arc depuis pas mal de temps, ils conservent le nom d'Archers du Roi jusqu'à la Révolution. Les Compagnies d'Arc étaient devenues des sortes de Milices Bourgeoises dotées, en plus de l'Arc, d'armes à feu. Elles étaient, en somme, des formations de préparation militaire.

A la Révolution, elles furent supprimées. Sur leur demande, on les incorpore à la Garde Nationale.

Sous l'Empire et la Restauration, ces Compagnies d'Arc renaissent une à une, pour se perpétuer jusqu'à nos jours, pour la plus grande joie des Archers actuels.

Les traditions:

Les traditions ont été perpétuées et il y a encore quelques années les Archers dignes de ce nom ne faisaient aucune difficultés pour se plier aux coutumes. C'est sans contraintes aucunes et même avec une certaine fierté, qu'ils tiennent à perpétuer l'esprit chevaleresque qui fait de notre sport l'un de ses principaux attraits.

Les archives d'Epinal nous apprennent que la Compagnie locale d'Archers, en 1510, n'entendait "qu'aucun soit reçu en ladite Compagnie, qu'il ne soit homme de bonne renommée et conversation... Quiconque jurera et blasphémera vilain serment, quand seront ensemble à la butte, il sera à douze deniers d'amende au profit de la Compagnie... etc. peut-on lire un peu plus loin.

Eh bien, sur ces points précis et sur bien d'autres qui ont trait à la moralité, les Archers actuels sont d'une sévérité trop souvent jugée excessive par les jeunes. Mais, comme le maintien de cette rigueur fait la force de notre Association, il ne saurait y avoir le moindre relâchement.

L'Aspirant-Archer est accepté à la Compagnie à titre provisoire. Pendant des mois, on observe son comportement. Il ne sera admis, à titre définitif, que par un vote favorable de ses camarades. Mais pour cela, il lui faudra réunir toutes les qualités requises.

Les infractions au Règlement sont sanctionnées par un Censeur et sa cagnotte, ou tronc, est légendaire chez les Archers. Vous le voyez surgir non seulement pour une faute de langage, de tenue ou de discipline, mais encore chaque fois qu'un tireur ne respecte pas la Tradition.

C'est ainsi qu'avant de tirer sa première flèche, l'Archer salue ses camarades, ainsi que toutes les personnes présentes, par ces mots: "Messieurs, je vous salue !"; pour aller récupérer sa flèche, il évitera avec soin de marcher dans une certaine allée, appelée Allée du Roi; lorsqu'on lui tend une flèche, il la saisira d'une certaine manière; c'est encore avec cérémonial qu'il lèvera un Marmot, cette sorte de petite cible qui se superpose à la cible normale, dans certaines circonstances; si le censeur lui inflige une amende, c'est sans protester qu'il la paiera, la tête découverte et, éventuellement la cigarette sortie de la bouche; s'il a omis d'inscrire son nom et le nom de sa compagnie sur sa flèche, il sera encore pénalisé; lorsqu'un tireur est en train de faire sa visée, il aura soin de ne rien faire pour le troubler, soit en l'interpellant, soit en riant ou en parlant à ses côtés; dans les Jardins d'Arc, ou deux buttes se font vis-à-vis, c'est toujours dans la même forme de politesse qu'il lancera sa première flèche; s'il détériore maladroitement une flèche qui ne lui appartient pas, au cours d'un tir, il la remplacera aussitôt; etc...

L'énumération complète de ces mille petites choses qui constituent l'Esprit Chevalier serait trop longue...

Et lorsqu'on retrouve d'autres Archers, venus des quatre coins de France, on n'est même plus surpris de les voir exécuter les gestes devenus familiers, tant la Tradition- est fidèlement conservée partout.

Et c'est encore pour respecter les coutumes anciennes que les Archers honorent, bien régulièrement, leur Patron Saint-Sébastien. A la fin du mois de janvier, ils se réunissent, tant à l'office, qu'autour d'une bonne table, pour un repas en commun ou encore, si le temps le permet, au Jardin d'Arc de la Compagnie. Et la, joyeusement, on fête le Martyr que la tradition nous a consacré.

Pour illustrer ces propos, voici les commandements du parfait archer :